Depuis 1946 le système politique de l'Italie s’appuie sur une démocratie parlementaire d'apparence assez fragile sous le prisme des media hors-péninsule, mais en réalité similaire à la plupart des situations existantes au sein de l’Union européenne.


Le système politique

Des années de prééminence de la démocratie chrétienne et de ses alliés de circonstance, les particularismes régionaux, le maintien d’idéologies diffuses se réclamant du fascisme ainsi que l'existence d'un Parti communiste italien (PCI) puissant ont laissé dans les années 1990 prospérer l’idée que la démocratie italienne était en péril, suite aux développements de l'affaire Mani pulite (Mains propres).

C’est alors qu’à l’occasion d'un référendum promu par Mario Segni et le Parti radical italien en 1993, le mode de scrutin qui privilégiait la proportionnelle est profondément modifié par une loi inapplicable dans les faits, le Mattarellum, un scrutin mixte (majoritaire à 75 %).

Les principaux partis implosent ou changent de dénomination et Silvio Berlusconi, un homme d'affaires dont les activités (principalement dans le secteur des media) avaient bénéficié de largesses accordées par le gouvernement de Bettino Craxi (PSI) se lance dans l’arène politique. Il fonde peu avant les élections de 1994, le mouvement Forza Italia.

Avec quelques alliés, Silvio Berlusconi remporte les élections mais doit quitter le gouvernement suite à la défection de certains partis de la coalition. Après la chute de Berlusconi se forme un gouvernement institutionnel, constitué par des acteurs de la vie civile, guidé par Lamberto Dini, fonctionnaire de la Banque d'Italie.

En 1996 la gauche autour de Romano Prodi gagne les élections. Il fait entrer l'Italie dans la zone Euro, grâce à la réduction de la dette publique mais aussi une augmentation de l’imposition. Mais l'appui fourni par la Réfondation Communiste à la coalition de l'Olivier se termine en 1998, et grâce à la nouvelle formation Parti Communiste Massimo d'Alema forme deux gouvernements successifs.
La fin de la législature voit un dernier gouvernement de gauche, mené par l'ancien président du conseil Amato.

Silvio Berlusconi remporte les élections de mai 2001 contre Francesco Rutelli. Son gouvernement, d’inspiration pro-atlantiste et libérale traverse des crises temporaires, avec le départ de quelques ministres importants (Affaires étrangères, Intérieur, Economie) mais se maintient jusqu'au terme de son mandat.

Le gouvernement, à l'approche des élections de 2007 que la plupart des observateurs jugent jouées d’avance, surtout après l'échec retentissant des élections régionales du 4 avril 2005 (six régions perdues, seules Lombardie et Vénétie restant aux mains du centre-droit) modifie le mode de scrutin, revenant à la représentation proportionnelle intégrale avec un bonus de majorité pour garantir une certaine stabilité.

Il fait aussi voter de façon définitive la réforme constitutionnelle majeure de la République (plus de 50 articles modifiés), appelée communément la dévolution (elle instaure un État fédéral, conforme aux vœux de la Ligue du Nord). Mais cette réforme n'entrera en vigueur qu'après un référendum de confirmation qui doit intervenir à l'été 2007.

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Sources : Italie .com

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