La Cité du griffon. Cette évocation à elle seule définit la capitale de la Ligurie, blottie en étages au coeur des montagnes tout en donnant sur un port mythique, encore aujourd'hui le principal d'Italie. Si "l'émotion génoise" toucha des écrivains tels Nietzche ou Valéry tout comme d'illustres anonymes, elle reste néanmoins affaire de "connaisseurs".

Des centaines de palais au luxe raffiné, témoignages de la puissance commerciale et financière de la ville se laisseront découvrir, au gré des rues et ruelles.


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Un peu d'histoire

La flotte génoise et par ricochet la puissance génoise voit sa fortune naître dès le 11ème siècle, avec une influence croissante sur le bassin méditerranéen, appuyée sur la possession d'une centaine de vaisseaux et des équipages aguerris. Cette mainmise militaire s'est manifestée par exemple les pirates barbaresques, ou encore par le transport des croisés et marchands occidentaux en Terre sainte (jusqu'au 14ème siècle).

La République de Saint-George dispose alors de véritables concessions/ comptoirs commerciaux sur toute la Méditerranée jusqu'en mer Noire, portant aux avant-postes de la vie publique nombre de marchands, banquiers, armateurs, hommes de guerre... Nous savons que les lettres de change, billets à ordre, chèques et assurances naquirent dans le Nord de l'Italie, et les changeurs génois jouèrent un rôle important dans leur diffusion au reste de l'Europe. Gênes possède alors le monopole de l'alun, composant alors très recherché comme fixateur de couleurs dans la confection des teintures si prisées des classes dirigeantes.

Epices, étoffes, verreries, pierres précieuses, ivoire... transitent donc par Gênes avant d'être reexportés dans des contrées plus lointaines. Cet âge d'or s'accompagne néanmoins de "difficultés" avec les autres métropoles voisines, notamment Pise (conflits au sujet de la Corse), puis Venise... Le grand Amiral Andrea Doria, illustre figure la ville dote Gênes de statuts juridiques et constitutionnels faisant de la cité-état une véritable république marchande.

Si le 17ème siècle est défini par les historiens comme étant celui des Génois (Christophe Colomb en proue), c'est aussi celui qui voit en 1684 la destruction du port, selon la volonté de Louis XIV. S'ensuit ensuite un long déclin, comme l'illustre la cession de la Corse à la France par la ratification du Traité de Versailles en 1768. Seuls les beaux-arts résistent à ce marasme ambiant, puisque Gênes se voit doté de nouveaux et magnifiques palais et édifices religieux. De même, de grands peintres, graveurs ou architectes flamands, italiens... affluent dans la cité ligure, imprimant durablement leur marque sur la production locale. Citons par exemple Rubens, Van Dyck, Magnasco, Cambiaso, Genovese ou encore Alessi.

Tel non plus le griffon mais le phénix, Gênes semble peu à peu renaître de ses cendres, entre l'intense activité politique du Risorgimento à la moitié du 19ème siècle et la signature récente de la lettre d'intention entre la France et l'Italie pour la modernisation de la liaison ferroviaire d'avec la voisine Nice (une heure de train en 2018)... L'avenir de Gênes semble aussi passer par le retour aux vertus du passé, l'ouverture vers l'extérieur...

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Sources : Italie .com

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