Ces quelques lignes permettent de retracer les grandes heures de la ville des Médicis, Florence, qui fut le berceau de la Renaissance et de l'Esthétique, terre des Laurent le Magnifique, Léonard de Vinci, Raphaël, Botticelli, Vasari, Michel-Ange, Dante Alighieri... C'est une étape incontournable pour qui prétend connaître un tant soit peu l'Italie..


Découvrir Florence

Un peu d'histoire

Florence (Firenze en italien) est une ville d'Italie, capitale de la région de Toscane et peuplée de près de 417 000 habitants, appelés "Florentins"). Traversée en son centre par le fleuve Arno, elle se situe au pied de l'Apennin septentrional.

Inscrite sur la liste dressée par l'Unesco du Patrimoine mondial de l'Humanité, la ville est considérée comme le creuset d'où naquit la Renaissance avant de devenir, certes pour une courte période, la capitale du Royaume d'Italie (de 1865 à 1870). Ainsi, Florence offre à ses résidents et aux touristes passionnés un patrimoine culturel et artistique exceptionnel, composé d'innombrables chefs d'œuvre divers et variés : palais, musées, édifices religieux, peintures, fresques, objets d'art...

Fondée par Jules César au 1er siècle avant J-C., la cité des Médicis n'est alors qu'une simple colonie appelée Florentia, posée sur la rive droite de l'Arno, et chargée de surveiller allées et venues sur la Via Flaminia qui reliait Rome à ses possessions plus au nord.

Le véritable décollage de la ville intervint au 11ème siècle, sous la férule du comte Ugo puis de la "comtesse" Mathilde (en fait marquise) qui firent de la cité leur lieu de résidence principal. Le siècle suivant voit l'émergence d'une classe sociale qui maitrisera très rapidement les rouages économiques et politiques locaux : les marchands et corporations (Arti). Florence devient une commune libre, sous influence du conseil des Cents et de douze consuls. Au 13ème siècle, le secteur textile (tissage de la laine et de la soie) exporte alors ses produits partout en Europe et fait vivre près du tiers de la population locale !

Succédant aux prêteurs juifs et lombards apparaît une caste de marchands florentins aisés et entreprenants, les banquiers, (parmi les premiers que reconnaît l'Histoire), qui identifient très rapidement l'intérêt d'accompagner les artisans dans leurs affaires. Ils créent les lettres de change, outils financiers très innovants pour l'époque et font de leur monnaie (le fameux "Florin") une valeur-étalon reconnue dans toute l'Europe et ce jusqu'au début du 16ème siècle. Parmi eux des familles comme les Medici bien sûr, mais aussi les Peruzzi, Pitti, les Pazzi, les Strozzi, les Bardi...

L'essor économique phénoménal que connaît la ville n'exclut pourtant pas les dissensions, notamment celles qui vont opposer guelfes (pro-papauté) et gibelins (pro-empereur). Finalement vainqueurs (1266), les guelfes instaurent un gouvernement de type Signoria (Seigneurie) où siègent des Prieurs. Cette période troublée voit un des enfants chéris de Florence (et "guelfe blanc", Dante Alighieri, condamné à l'exil par les "guelfes noirs" à l'hiver 1301.

La peste de 1348 n’épargna pas la région, puisqu’elle divisa par deux la population florentine, mais eu pour effet positif de mettre un terme aux rivalités entre guelfes.

Parmi les nombreuses familles ayant laissé une longue et durable empreinte sur les bords de l’Arno, il semble difficile d’ignorer celle des Médicis (Medici en italien) qui au travers de personnalités telles que Jean de Medicis (di Bicci), fondateur de la dynastie, Cosme l’Ancien, Pierre Ier, Laurent le Magnifique, Cosme Ier, Ferdinand Ier… rayonna sur l’Europe entière et donna au monde la bagatelle de trois papes, sept grands-ducs de Toscane et deux reines de France.

Sur cette période médicéenne, nous ne nous attarderons pas sur la parenthèse Savonarole, ce moine fanatique qui fit perdre la raison au peuple florentin durant un an, le temps de stigmatiser art et esthétique et de voir perdus à jamais nombre de trésors, brûlés sur le "Bûcher des vanités" en 1497, mais plutôt sur le geste fondateur des collections inestimables que renferme la ville, à savoir le legs des avoirs familiaux par la dernière héritière de la famille, Anna-Maria-Luisa.

Morte en 1743 à l’âge de 76 ans, elle fit legs de l’ensemble de ses possessions à l’Etat toscan, à la condition que rien ne quitte Florence et que les œuvres soient offertes au regard du public.

A sa mort, la suzeraineté sur le grand-duché de Toscane (dont Florence) échoit à la maison des Habsbourg-Lorraine, puis Habsbourg jusqu’en 1859, avec un court intermède napoléonien (1800-1814).

Comme nous l’avons vu précédemment, Florence est ensuite rattachée au Royaume d’Italie dont elle est l’éphémère capitale de 1865 à 1870. Depuis, la fabuleuse cité des Médicis exerce son pouvoir d’attraction sur les amateurs d’art et d’histoire du monde entier…

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Sources : Italie .com

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